dimanche 7 août 2016

Médaille d'argent à Potosi

Il faut bien s’y résoudre et quitter Sucre qui serait une belle destination de vacances nonobstant la distance. Sucre n’usurpe pas son nom, douceur de vivre, climat, accueil...







Une fois quelques tracas de pertes de vêtements perdus à la laverie résolus, nous reprenons les taxis que nous avions eus à l’arrivée, direction gare routière où nous attend un ‘Bus Macron’ qui part vers Potosi. Billets, contremarques, papillon de taxes… Nous montons dans l’engin, qui s’éloigne fortement des vaisseaux que nous avions pris jusqu’alors.

Le trajet nous fait traverser un bout d’altiplano, avec des passages assez élevés. La route est belle et plutôt droite, mais soudain une explosion suivie d’une odeur bien acre de caoutchouc brulé arrête le bus. Roue avant éclatée. Nous descendons tous de l’engin pour une réparation de bord de route qui ne prendra pas plus de 20 minutes.


A l’arrivée, c’est Mabel qui nous accueille. Petite dame en survêtement au Français châtié qu’elle a appris en autodidacte, nous savions par Pierrick à La Paz qu’elle est très active dans l’association des mineurs. Elle nous dépose à l’hôtel avec la promesse de nous y reprendre demain matin pour la visite de la mine d'argent, que l'on voit en fond sur la photo justement.

L'accueil à l’hôtel, très joyeux, nous met tout de suite en conditions. L’hotel est chauffé et ici, contrairement à Sucre, cela semble bien nécessaire. La ville est perchée à 4000 mètre et dominée par une montagne-mine plus haute que le mont blanc. Nous sommes dimanche après-midi et les festivités de la fête nationale ont sans doute mis à plat las habitants qui sont rentrés chez eux pour mieux attaquer la semaine qui s’annonce. Il faut dire que l’activité de Potosi est toute entière tournée vers la mine.

Nous visitons sans enthousiasme la ville un peu fantomatique tandis que la météo est un peu grise. Les bars et restau sont fermés dans leur majorité, ceux qui demeurent ouverts et que nous testeront ne resteront pas dans nos mémoires...

La ville de nuit reprend un peu d’attractivité, mais le froid du soir (ici, nous sommes au moins 10° en dessous de Sucre) nous pousse rapidement dans nos chambres, il reste quelques finales de natation à regarder, et nous aurons au moins la satisfaction de la médaille d’argent du relais masculin. Décidément dans cette ville,  tout tourne autour de ce métal.

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