dimanche 14 août 2016

Vieille montagne en Quechua

Machu Pichu (vieille montagne en Quechua). Cela pourrait être le clou du voyage, mais la Bolivie est passée par là. Nous ne sommes pas contraints de choisir entre les beautés naturelles de la Bolivie d’altitude et les merveilles du génie inca à Machu PIchu, heureusement. Car la cité inca est ici un gros business, assez dense.

Lever super tôt, nous trouvons un tuk tuk qui nous garantit l’arrivée à la gare avant 6h00 du mat. 5 dans la caisse et quelques minutes plus tard nous sommes dans le train qui monte au village d’Aguas Calientes en 1h30, de quoi redormir sans doute, même si le service embarqué, façon avion, nous propose une boisson chaude et un cookie et même si la vue depuis le wagon est sympa.

Une fois à Aguas Calientes (photo du village vu d'en haut avec la bromeliacée), une file immense fait la queue pour le bus (alternative monter à pieds, mais gros dénivelé et compter plus d’une heure). 24 bus tournent en rond pour faire fondre cette queue. Quelques minutes après avoir chargé ses 40 passagers le bus quitte le bitume et grimpe à flanc de montagne un chemin parfois pavé, souvent pas. Les mécaniques sont mises à rude épreuve le long des précipices, mais nous arrivons au sommet sains et saufs, comme beaucoup d’autres.

Notre guide nous y retrouve et nous permet de passer un peu plus vite. Il y a foule. Ce sentiment s’estompera un peu sur le site bien vaste, mais quand même.


Nous faisons la visite avec un autre petit groupe de 5 et un guide qui nous laissera libres de déambuler ensuite. Sans doute la bonne formule. Comprendre d’abord, profiter ensuite. Le soleil tape sévèrement et rend le site absolument magnifique. Quelques lamas-tondeuses de terrasses se mêlent de l’affaire pour relever les photos d’un détail vivant.



Le génie des Incas est ici intact, les espingos n’ont pas trouvé le site à l’époque des conquistadores et pour cause, les incas l’ont abandonné pour qu’il ne soit pas découvert (mais recouvert de jungle). Nous sommes ici au tout début de la zone amazonienne et l’influence du climat sur la végétation est claire, malgré les nuits froides.













Le site est formidablement bien pensé et bien construit, l’environnement enchanteur et la foule plutôt bien disciplinée. Sans doute sommes-nous tous assez impressionnés par l’endroit pour faire l’effort nécessaire.

Aucun toilette et aucune restauration à l’intérieur du site (un des secrets de sa préservation sans doute). Les grignotages tirés du sac sont apparemment tolérés. Nous trouvons tout en haut du site quelques arbres pour nous abriter du soleil et dévorer quelques chips, bananes, barres de céréales, de quoi tenir.

Sur les conseils du guide, nous ne tardons pas trop pour redescendre et faire le trajet à l’envers, bus, train… avec bonnes doses d’attente. Nous avons monté et descendu des centaines de marches d’escalier, et la douche de l’hôtel nous réparera bien. Nous rentrerons à pieds de la gare, les tuk tuk étant englués dans le cul de sac de la rue animée où nous nous trouvons.


Pour fêter cette belle journée, un tuk tuk à 5 nous permet de terminer au restau de la gare d’Ollantaytambo. 

Pas facile de s'extraire du bolide mais on y arrive quand même bien entendu.




Belle cuisine fusion italo-périvienne, cadre post colonial et service sympa. Un cadre assez romantique/voyage (baies vitrées en bois, grands planchers teints et accès direct au quai de la gare. 




Point de tuk tuk au retour non plus. Dernière marche vers l’hôtel, pour nous écrouler au lit.

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