
Facile de se réveiller mais pas si simple de sortir du lit. Il fait un froid de gueux dans la carrée (7°). L’idée de rester au lit est toutefois trop saugrenue pour tenir et nous bravons les conditions pour atteindre la salle commune et prendre un petit dej qui ne restera pas dans les annales. Le soleil est à l’horizontale, il est 6h.


Nous avons rendez-vous avec les geysers voisins et le spectacle y est captivant.


Auparavant nous aurons franchi le point le plus haut de tout notre tour, 5000m. La vue est dégagée à cette altitude ! Etonnamment nous n’avons pas le souffle plus coupé qu’à 4000m, mais bon, on se ménage.

Sur la route qui nous mène à la prochaine curiosité, des sources d’eau chaude ont été captées et un bain à 40° nous est proposé.

Léo et moi hésitons moins que les autres et une fois les vestiaires d’inspiration soviétiques négociés, nous voici dans une eau gentiment enveloppante et dans un décor de gel et de soleil à couper le souffle de nouveau.
Mais pourquoi notre relais de la veille n’est il pas installé sur ces sources d’eau chaude ? On pourrait ainsi joindre l’utile à l’agréable.
Quelques minutes après nos ablutions nous sommes au désert de Dali. Nommé d’après le maître catalan, cette parcelle de désert fait clairement penser aux toiles surréalistes dont on connait les formes et les couleurs si caractéristiques.

Un joli petit renard plus loin nous arrivons à la Laguna Verde surplombée par un volcan majestueux de presque 6000m qui nous évoque le mont Fuji. Au delà c’est le Chili et le désert dAtacama. La couleur verte dépend de l’intensité du vent qui est faible ce matin. C’est en oxygénant des micro algues que le vent provoque cette couleur verte qui peut parfois aller jusqu’au turquoise des caraïbes.


Il faut songer à rentrer désormais. Nous avons pas mal de km à faire et très peu de bitume. Rolando nous trouve un spot de pique nique très sympa après 2 bonnes heures de piste. Il fait très beau et l’absence de vent nous permet de profiter du soleil à fond.

Sur le chemin du retour des troupeaux de lamas et l’alpagas dans un décor de toundra et de ruisseaux nous captivent carrément.
Une pause de plus et un plein d’essence fait à partir des bidons du toit de la voiture nous relancent pour le dernier segment du parcours, a priori pas le plus excitant.
Soudain une procession de moutons qui traversent un cours d’eau nous arrête. J’en profite pour descendre de la voiture pour trouver un angle adapté.C’est la photo la plus chère des vacances. En sautant du 4x4 je perds mon portefeuille : devises, carte bancaire, permis de conduire et petit matelas de sécurité en euros.

Nous sommes déjà loin quand je m’en rends compte mais nous faisons demi-tour pour revenir au sentier des moutons de Panurge qui m’avait tant plu. 20 minutes plus tard, le larfeuille nous attendait toujours au milieu de la piste. Il a subi les outrages de roues de 4x4 vraisemblablement, les cartes sont pliées, mais tout est là ! Comment on dit déjà ? Le cul bordé de nouilles ?

Pas le temps de brûler un cierge, nous avons un avion à Uyuni et le temps presse. Nous fonçons plein nord pour rentrer au bercail, Gaby a trouvé une bonne position à l’arrière du 4x4 et nous finissons par nous faire prendre par la nuit.

L’absence de visibilité, la plus grande densité de véhicules, le nombre de camions, les habitudes locales de conduite conjuguées à notre avion à prendre nous font passer un sale quart d’heure sur les derniers 50 km. Pas un camion n’a tous ses feux intacts, pas une voiture ne freine à l’approche de l’obstacle, les trous dans la route ne sont plus visibles à l’avance, des piétons, des motos tous feux éteints… il est temps d’arriver.
21h00 nous sommes à l'aéroport de La Paz après un vol sans heurts. Alvaro dont nous avions bénéficié des talents dans le labyrinthe de La Paz voici quelques jours nous y attend et nous conduit à l’hôtel. Les déserts du sud bolivien nous aurons marqués et nous sommes bien tristes de les quitter. La Bolivie est clairement notre grande et belle surprise ! En fait ce que nous aurons préféré au Pérou, c’est la Bolivie.
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