mardi 16 août 2016

Une affaire de goût

Une journée à Cusco, pas d’autre réveil que celui de l’heure limite du petit dej à l’hôtel, pas bon de toute façon. Nos tickets de visite nous laissent entrevoir un programme équilibré entre marché aux affaires et visites d’édifices religieux (cathédrale notamment). 










Pour nous remettre au goût européen, nous passons au seul starbucks du parcours pour déguster un vrai café. L’endroit est assez raccord si l’on reste dans une ambiance coloniale, façon club anglais qui surplombe la place principale.

Nous prenons notre temps avant d’écumer le marché San Pedro où nous trouvons quelques petites choses qui manquaient encore tout en dégustant les jus de fruits frais que nous avions déjà testés voici 2 jours.

Direction une place à manger inspirée par un australien que nous dénonce le guide et nous sommes face aux jeux olympiques tout en dégustant des sandwiches assez délicieux pour qu’ils soient mentionnés ici.

Le ciel s’est couvert entre temps et la fraicheur se fait sentir. Nous rentrons fissa dans cette cathédrale étonnante du XVIII où le syncrétisme religieux avance en petites touches discrètes : un Christ en pagne (un homme courageux revêt le pagne chez les andins), un cochon d’inde (cuy)rôti sur la table de la cène etc.

Le mélange des croyances et traditions opéré à partir des conquistadores, ou la résistance des traditions antérieures (c’est selon) a franchi les siècles jusqu’à aujourd’hui. Jean-Paul II avait lui même revêtu un poncho lors de sa visite à Cusco, signe d’une ouverture à un catholicisme hybridé. La photo ici montre un faîte de toit comme on en trouve à peu près partout orné de 2 boeufs, symboles de prospérité agricole conjugués à la croix. Apparemment la protection max, pour ne pas dire l'assurance baraka.

Nous repassons à l’hôtel pour une sieste (en ce qui me concerne) et pour un habillage plus chaud pour les autres. Léo trouve un jeu d’échecs local très mignon (espingos contre indiens, les chevaux remplacés par des lamas…).

Pour apaiser le bourdon de fin de vacances, nous décidons d’aller prendre l’apéro au Marriott en centre ville. L’adresse est plaisante comme le sont souvent les grands hôtels. On boit un coup au calme face à l'actualité olympique que distille une télé de bonne taille et de bonne qualité, ça nous change.








Nous avons réservé chez un chef local dont le restau est lui aussi mentionné dans notre guide. Bel espace décoré de manière baroque légère et agréable et carte attractive où chacun puise en fonction de sa faim. Léo opte pour un pavé d’alpagas, qui arrive cuit comme il faut et sur une pierre brûlante. Jolie présentation et goût relevé pour cette viande dont on nous dit qu’elle est exempte de cholestérol ! Les entrées que Christine et moi avons prises en guise de plat principal sont à l’envi. Une tarte au citron pour finir (pour Léo), on se demande où il peut se caler tout cela...

Décidément le Pérou est une super adresse pour manger bien, qu’il s’agisse de sandwiches, de pizzas ou de restaus plus haut de gamme (et nous n’avons pas testé les grandes maisons référencées dans les guides internationaux), le pays joue de ses ressources et de sa culture du mélange pour nous faire vivre une expérience surprenante et bien entendu très agréable.

Nous terminons la soirée assez tôt pour faire un point sur les médailles olympiques devant la télé de l’hôtel tout en ménageant une belle et grande nuit.

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