mercredi 27 juillet 2016

L'énigme des lignes de Nasca et des lignes de bus

Ce matin, à 5h00, Gaby et moi grimpons la grosse dune derrière l’hôtel pour assister au lever de soleil, mais nous attendrons une grosse heure pour voir le lever de brume avant de redescendre pour un petit dej réparateur.





Outre notre escapade ratée du matin avec Gaby, une journée de découverte nous attend avec les fameuses lignes de Nasca, là encore en partie inexpliquées. Les paysages traversés pour aller toujours plus au sud sont captivants. Nous sommes toujours dans un désert de montagnes basses, proches du niveau de la mer, où des poches de fertilité lassent pousser une splendide verdure. 




Arrivés à l’aérodrome de Nasca, on passera sur les attentes, retards et petits coups de fil à notre correspondant local (une crême), nous voici embarqués dans un Cesna vibrillonnant pour un parcours aérien fait de virages gauche-droite au dessus des 8 principales figures de Nasca de telle sorte que tous les passagers voient bien les merveilles.

A ce petit jeu des virages prononcés, je  ne suis pas le meilleur et je dois au copilote qui envoyait un peu d’air frais par sa fenêtre de ne pas avoir utilisé le soli sac plastique dans la poche du siège devant moi. Gaby me suit de près. 




30 minutes d’un survol où un moment j’ai pensé être pris dans un meeting d’acrobatie aérienne nous ont permis de  découvrir d’incroyables paysages de voir la route panaméricaine couper littéralement le désert en 2 et de voir ces fameuses lignes de Nasca perceptibles seulement d’en haut. 

La civilisation Nasca a tracé ces lignes en retirant méticuleusement les pierres qui jonchent le sol. La couche de gypse en dessous apparaît beaucoup plus blanche. Le manque de vent et de pluie ont préservé les merveilles à travers les siècles. 








A peine remis de nos émotions notre guide nous cueille à l’aérodrome pour nous emmener vers la nécropole de Chauchilla. Nous découvrons des momies dans un état de conservation étonnant. Notre guide a une histoire pas commune et nous donne à comprendre un peu mieux le mix culturel qui demeure dans le pays aujourd’hui entre croyances inca et pré-inca et catholicisme pregnant.




Le soir venu, une conférence dans la ville de Nasca par un scientifique francophile et francophone nous ramène aux lignes de Nasca. Nous y apprendrons que les explications quant à ces lignes, le lien avec les astres (étroites, soleil , équinoxes…) est l’hypothèse la plus probable, en tout cas bien plus sérieuse que la piste extra-terrestre parfois évoquée. Au cours de cette conférence passionnante qui se déroulait dans un mini planétarium au centre ville nous apprendrons aussi que Maria Reiche, allemande née en 1903 a consacré toute sa vie à dénouer les fils de cette énigme, le conférencier était un de ses disciples. A l’issue de sa conférence, nous sortons dans la cour et il nous donne des explications sur le ciel austral. Il pointe son télescope sur Saturne et ses anneaux d’une netteté confondante.

La journée se temine au Rico Pollo (le poulet riche), une rôtisserie XXL où les familles locales viennent abuser de sodas et de gâteaux à la crême après avoir englouti force poulets grillés délicieux. Nous optons pour du Pisco sour et du coca pour arroser nos succulents demi-poulets grillés au feu de bois. Ceci pour nous préparer à une nuit entière dans notre bus qui cette fois doit nous pousser tout au sud du pays et à 2500m d’altitude à Arequipa, deuxième ville du pays qui a la réputation d’en être la plus belle.


Le bus arrivera à la péruvienne, ie avec beaucoup de retard et nous l’aurons attendu à la gare routière (c’est ici qu’on apprend que le mot ‘frio’ signifie froid en espagnol) en jouant aux cartes, en dormant, en tournant en rond… Bref à 1 heure du matin nous partons dans notre bus confortable. Les 2 heures de retard nous ont juste donné envie de nous rouler dans la couverture fournie par la compagnie Cruz del Sur encore plus vite que prévu.

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