Arrivés à l’aérodrome de Nasca, on passera sur les attentes, retards et petits coups de fil à notre correspondant local (une crême), nous voici embarqués dans un Cesna vibrillonnant pour un parcours aérien fait de virages gauche-droite au dessus des 8 principales figures de Nasca de telle sorte que tous les passagers voient bien les merveilles.
A ce petit jeu des virages prononcés, je ne suis pas le meilleur et je dois au copilote qui envoyait un peu d’air frais par sa fenêtre de ne pas avoir utilisé le soli sac plastique dans la poche du siège devant moi. Gaby me suit de près.
La civilisation Nasca a tracé ces lignes en retirant méticuleusement les pierres qui jonchent le sol. La couche de gypse en dessous apparaît beaucoup plus blanche. Le manque de vent et de pluie ont préservé les merveilles à travers les siècles.
A peine remis de nos émotions notre guide nous cueille à l’aérodrome pour nous emmener vers la nécropole de Chauchilla. Nous découvrons des momies dans un état de conservation étonnant. Notre guide a une histoire pas commune et nous donne à comprendre un peu mieux le mix culturel qui demeure dans le pays aujourd’hui entre croyances inca et pré-inca et catholicisme pregnant.
Le soir venu, une conférence dans la ville de Nasca par un scientifique francophile et francophone nous ramène aux lignes de Nasca. Nous y apprendrons que les explications quant à ces lignes, le lien avec les astres (étroites, soleil , équinoxes…) est l’hypothèse la plus probable, en tout cas bien plus sérieuse que la piste extra-terrestre parfois évoquée. Au cours de cette conférence passionnante qui se déroulait dans un mini planétarium au centre ville nous apprendrons aussi que Maria Reiche, allemande née en 1903 a consacré toute sa vie à dénouer les fils de cette énigme, le conférencier était un de ses disciples. A l’issue de sa conférence, nous sortons dans la cour et il nous donne des explications sur le ciel austral. Il pointe son télescope sur Saturne et ses anneaux d’une netteté confondante.
La journée se temine au Rico Pollo (le poulet riche), une rôtisserie XXL où les familles locales viennent abuser de sodas et de gâteaux à la crême après avoir englouti force poulets grillés délicieux. Nous optons pour du Pisco sour et du coca pour arroser nos succulents demi-poulets grillés au feu de bois. Ceci pour nous préparer à une nuit entière dans notre bus qui cette fois doit nous pousser tout au sud du pays et à 2500m d’altitude à Arequipa, deuxième ville du pays qui a la réputation d’en être la plus belle.
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